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Technologie
Le journal qui contient une télé
10/04/10
Un écran de télé dans un journal papier : c’est ce que propose pour la première fois l’hebdomadaire italien Panorama sous l’appellation VIP (Video in Print). Vendus en kiosque 3 euros, 10 000 exemplaires du numéro du 26 mars proposent ainsi un programme publicitaire en cinq chaînes affichées sur un écran LCD de 8,9 cm de diagonale (3,5 pouces) et 3 mm d’épaisseur, sonorisé par un mini-haut parleur intégré. Conçu en partenariat avec les électroniciens américains d’Americhip, le tout est alimenté en énergie par une batterie (80 minutes d’autonomie) et en images par une puce-mémoire capable de contenir jusqu’à 45 minutes de vidéo. Et, comme le papier, la télé pour magazine est recyclable, tout au moins pour un usage ultérieur : un connecteur USB permet de recharger la batterie et de mettre à jour le contenu des programmes.
Source : http://www.science-et-vie.com
Les transistors organiques entrent dans l’ère du grand public
13/02/10
Que (prononcer « Kiou »), livre-tablette électronique conçu par la société d’origine britannique Plastic Logic, est le premier appareil grand public à faire appel à des transistors organiques, où le plastique remplace le silicium traditionnel. L’écran noir et blanc de Que, de 27 cm de diagonale, 0,8 cm d’épaisseur pour un poids de 500 g, est en effet basé sur une matrice d’un million de transistors en polymères, fabriqués avec des procédés issus de l’imprimerie. L’intérêt de cette solution ? Offrir à terme des écrans flexibles, pratiquement indestructibles. Si Que, enchâssé dans un cadre rigide, ne profite pas encore de cette qualité ultime, il y gagne cependant en solidité, gros atout par rapport à la concurrence. Outre son format confortable (celui de Science & Vie, à 3 cm près), l’écran de Que est sensible, ce qui autorise l’ajout d’annotations au texte, stockées dans une mémoire flash (4 ou 8 Go, selon la version). A noter que Plastic Logic s’est associé à divers grands noms de la librairie et de la presse pour la fourniture de contenu. Prochaine étape clé : le modèle souple et en couleur… http://www.plasticlogic.com/
Source : http://www.science-et-vie.com
(Auteur : Pierre Grumberg)
Les cellules solaires descendent à l’échelle microscopique
6/02/10
Entre 14 et 20 micromètres d’épaisseur et 0,25 à 1 mm de diamètre : telles sont les dimensions de cellules solaires hexagonales en silicium cristallin fabriquées par une équipe américaine des Sandia National Laboratories (Albuquerque, Nouveau-Mexique) en utilisant des techniques de gravure chimique empruntées à l’industrie de la micromécanique et des semiconducteurs. Cette belle performance promet à plus d’un titre. D’abord, miniaturiser les cellules permet d’utiliser 100 fois moins de matériau : les microcellules, cinq fois plus minces qu’un cheveu, sont également 10 fois plus minces que les cellules de silicium traditionnel, pour un rendement (soit la quantité d’énergie solaire convertie en électricité) légèrement inférieur, soit environ 15 %. Or, le silicium coûte cher à produire, en particulier à cause du niveau de pureté requis qui exige des températures élevées et de grosses dépenses d’énergie. Mais réduire la taille à des proportions microscopiques donne également plus de souplesse pour recouvrir n’importe quel type de surface, permet une meilleur intégration de l’électronique associée et facilite enfin l’utilisation de microlentilles capables de concentrer la lumière solaire et améliorer encore l’efficacité. Sandia estime par ailleurs que les procédés de fabrication, bien rodés dans l’industrie, permettront d’abaisser considérablement les coûts de production. Tout cela reste bien sûr à confirmer, puisque les microcellules restent encore expérimentales. Mais cette avancée pourrait bien relancer la compétitivité des capteurs en silicium, mise à mal par le développement des capteurs en plastique, peu coûteux mais au rendement limité (5 %).
Source : http://www.science-et-vie.com/
